Toutes les entreprises s’accordent pour désigner le management comme une clé importante de succès. Même si les principes de bases et la tâche à accomplir sont les mêmes, le management a pris plusieurs formes avec le temps. Voici les formes de management les plus répandues dans les sociétés.

Le management de transition

La vie en entreprise est mouvementée et ne passe pas sans les occasionnels moments de crise. Le comité de direction de l’entreprise peut alors opter pour un management de transition afin de préserver l’entreprise pendant cette situation particulière. Le management de transition encore appelé management par intérim consiste pour une entreprise à employer les services d’un manager afin de répondre à un besoin ponctuel. Il s’agit généralement d’une restructuration de l’entreprise, d’une gestion de crise ou encore d’un projet d’envergure que l’entreprise doit réaliser. Le bon manager par intérim est un expert doté d’expérience dans le domaine. Il connaît sa mission et les leviers à actionner au sein de l’entreprise pour parvenir à ses fins. Le manager de transition se distingue d’un cabinet de conseil qui lui sert à la formation du personnel d’entreprise. De plus le manager travaille en étroite collaboration avec le directeur des ressources humaines de l’entreprise afin de faciliter son intégration.

Le management directif

Le management directif est le style de management le plus ancien et le plus répandu. C’est un management qui priorise l’atteinte des résultats. Pour ce faire, il maintient suprême l’autorité du manager et établit une organisation verticale très stricte. Le manager passe ses instructions et celles-ci descendent le long de la chaîne de commandement jusqu’aux équipes qui doivent les exécuter de façon impeccable. C’est un style de management très rigide qui laisse peu de place au libre arbitre et aux dialogues. Les négociations entre le directeur administratif et financier et un employé arrivent très rarement et passent bien souvent par un intermédiaire. Au vu de toutes les responsabilités que doit porter le manager, ce dernier doit donc posséder une maîtrise totale de son domaine d’expertise et de la situation de l’entreprise.

Le bon manager dans un système directif est bien organisé et il reste concentré sur la réalisation de la vision de l’entreprise. Ce style managérial très peu centré sur la personne est souvent utilisé dans la fonction publique. Il peut également être adopté par toute entreprise qui fait face à une situation de crise et ne désire pas recourir au management de transition.

Le management participatif

Le management participatif adopte des valeurs qui se tiennent à l’opposé de celles du style directionnel. C’est un type de management qui met l’accent sur l’aspect relationnel de la fonction de manager. L’atteinte des résultats demeure une des préoccupations du manager, mais au lieu de délaisser son personnel dans sa quête, il intègre ce dernier à ses projets. Pour ce faire, le manager relationnel va développer l’harmonie entre les cadres, la convivialité sur le lieu de travail, la confiance ainsi que l’esprit d’équipe. Ce style de management permet aux employés de l’entreprise d’exprimer leurs compétences dans un cadre propice à la communication et au développement personnel. Très apprécié en France, c’est un style de management plutôt centré sur les relations humaines. Il convient parfaitement aux équipes expérimentées dans le domaine et il apporte aux cadres l’autonomie et le droit à la parole dans les décisions critiques.

Le manager ici est plus un coach qu’un patron et il guide son équipe à la réussite avec des conseils avisés et la communication. Il n’intervient pas beaucoup dans le travail de chacun, mais reçoit des rapports sur leurs activités. La liberté accordée aux équipes dans le style participatif peut toutefois ralentir les prises de décisions majeures. Les équipes, bien que plus rapides sur leurs tâches individuelles vont maintenant ralentir les décisions d’entreprise. Cela s’explique par la nécessité pour chacun de prendre connaissance du statut des autres équipes, de la direction générale qu’emprunte l’entreprise avant maintenant de recevoir les opinions de chacun.

Le management persuasif

Le management persuasif se trouve à la croisée des chemins entre un style organisationnel et un style relationnel. Le manager ici retient le pouvoir de décision, mais discute avec ses collaborateurs de chacune de ses décisions et essaie de les convaincre. Grâce à ses échanges, le manager obtient le soutien et l’approbation de ses collaborateurs qui se sentent impliqués dans la nouvelle mission reçue. S’il arrivait que le manager échoue à convaincre ses collègues, il peut revenir sur sa décision et s’interroger sur les raisons de leur réticence. Le manager peut toutefois faire fi de l’opinion générale et imposer sa vision s’il le juge nécessaire. Il reste après tout, investi du pouvoir décisionnel. Le management décisionnel est une excellente technique par laquelle un manager intègre ses équipes à sa politique de gestion sans retarder les prises de décision. Il brille particulièrement lors de la gestion de crise, épisode à suspens dans la vie de chaque société. En outre, par temps de crise, le manager persuasif peut prendre des décisions sans passer par de très longues réunions.