Avec des revenus restreints et sans autres ressources à espérer, les ménages qui gagnent juste assez pour rejoindre les deux bouts ont tendance à contracter des prêts et risquent de devoir faire face à un surendettement. Cette situation s’est avérée fréquente depuis le début de la pandémie, face au contexte sanitaire qui continue à rétrograder l’économie familiale. À ce titre, découvrez quelles sont les solutions adoptées pour pallier le surendettement chez les ménages à faibles revenus.

Le rachat de crédit

Le rachat de crédit est sans aucun doute la première solution permettant aux ménages à faibles revenus d’éviter le surendettement et de retrouver un équilibre budgétaire après plusieurs crédits. Ce regroupement de crédits consiste à rassembler tous les emprunts de la personne concernée pour n’en faire qu’un seul et unique prêt. Ce contrat se démarque par un taux avantageux puisqu’il est beaucoup plus faible à celui du crédit classique, par une durée plus longue s’étalant sur plusieurs années, ainsi que par une baisse de mensualité permettant la maîtrise du budget de la famille. Le rachat de crédit est une bonne option pour optimiser les économies des ménages, car avec cette solution, le financement de nouveaux projets est possible, comme l’acquisition d’une nouvelle voiture, les études des enfants ou autres, sans que les mensualités augmentent. Le rachat de crédit prend en compte la capacité de remboursement, mais en raison du contexte économique étudié et du cas de demandeur, l’opération et l’acceptation vont tenir compte de la réalisation des travaux et des projets à financer.

Les dispositifs de solidarité

Les ménages à faibles revenus peuvent aussi prétendre aux dispositifs émanant d’un organisme de solidarité. Ce financement peut être sollicité sous différentes formes, à titre d’aides exceptionnelles suite à différents facteurs tels que l’arrêt de travail pour garde d’enfant ou le chômage partiel par exemple. Étant donné le caractère spécifique de cette subvention, son octroi tient compte des difficultés et de la situation du demandeur. Se faire accompagner par un bon interlocuteur est de rigueur pour prétendre à ces dispositifs de solidarité. Ainsi, faire appel aux conseillers CAF, Pôle Emploi ou CCAS est possible pour trouver la solution adaptée. Dans tous les cas, en raison du contexte actuel, une trêve hivernale a été décrétée jusqu’au 31 mars 2022.

Les dispositifs de paiement de loyer

Quel que soit le contexte, sanitaire ou concernant les économies, chaque ménage doit continuer à payer le loyer. Dans ce cas, un arrangement avec le propriétaire est la première chose que l’intéressé doit faire. Cette initiative permet de prévenir des difficultés financières et de bénéficier d’un éventuel échelonnement des impayés. Le cas échéant, les ménages doivent connaître les autres solutions et s’informer sur leur éligibilité auprès des établissements comme le FSL (Fonds Social pour le logement). Cette institution octroie l’aide nécessaire aux ménages dans le besoin pour qu’ils puissent procéder au règlement des loyers impayés.

Les autres aides accessibles

Durant les périodes de difficultés économiques qui font suite à des cas de force majeure comme la pandémie, les coupures d’électricité sont interdites. Aussi, cet aspect permet de bénéficier d’un report de date de paiement des factures d’énergie. Sinon, le chèque énergie permet de procéder au règlement des factures d’électricité, de gaz ou d’autres combustibles. D’un autre côté, le chèque-eau est la subvention adéquate pour bénéficier d’une réduction du montant de la facture de consommation d’eau. L’indemnité inflation, dont le montant s’élève à 100 €, s’adresse à tous les ménages qui ont un revenu de moins de 2 000 € par mois. Ces derniers peuvent obtenir cette aide facilement puisque aucune démarche particulière n’est à réaliser.

Les solutions envisageables après le refus de la banque

Les aides s’adressent surtout aux ménages modestes et elles sont basées sur des critères bien définis. Ces soutiens ne sont accessibles qu’une fois les organismes de crédit ont refusé la demande de prêt. La CAF propose un crédit sans aucun intérêt appelé prêt d’honneur, accordé aux bénéficiaires. Cette aide est en réalité un prêt à la consommation servant au règlement des factures impayées. Le bénéficiaire peut également l’utiliser l’achat des équipements essentiels au télétravail ou pour la scolarité à domicile des enfants. Les personnes qui prétendent à ce financement doivent se rapprocher de la caisse d’allocations familiales dans l’objectif de connaître les conditions d’éligibilité et le montant pouvant être accordé.

La CAF accorde aussi un prêt d’urgence sous forme de microcrédit social, avec un montant allant de 3 000 € jusqu’à 5 000 €. Cet argent est destiné aux personnes avec des faibles ressources ou qui ont une activité professionnelle instable. Cette aide s’adresse aussi à ceux qui sont en difficultés financières. Dans tous les cas, à défaut de bénéficier d’un crédit renouvelable auprès de sa banque, passer au crédit entre particuliers ou de faire appel au microcrédit social est envisageable.