Dans certains immeubles, surtout les plus anciens, certaines parties, comme les sous-sols ou les parkings, ne sont pas chauffées. Ce manque d’isolation provoque une perte de chaleur considérable, surtout au niveau des vannes, des angles et des coudes. Le froid est aussi un ennemi redoutable des tuyauteries, car il peut provoquer des dégâts considérables. Le calorifugeage est la solution pour protéger les installations et réaliser des économies d’énergie.

Qu’est-ce que le calorifugeage ?

Il s’agit d’isoler tout le réseau de circulation d’eau chaude et de chauffage d’un bâtiment ou dans de nombreux sites industriels et tertiaires en posant un matériel calorifuge tout autour des tuyaux, des vannes, mais également des chaudières et des réserves d’eau afin de conserver la chaleur et les protéger contre des vagues de froid avec la présence de gel ou de givre cliquez ici.

Cette technique ne requiert pas des travaux titanesques, mais doit être réalisée par des professionnels. Elle consiste à habiller toutes les installations d’une coquille de laine de roche avec un revêtement PVC, d’aluminium ou d’inox résistant à des températures extrêmes.

Ce matériel calorifuge permet de garder la chaleur évitant ainsi toute déperdition et améliore considérablement les performances de la circulation de l’eau, préservant durablement les installations.

Quels sont les avantages de ce mode d’isolation ?

La perte de chaleur due à une mauvaise isolation du réseau de tuyauteries force les habitants à augmenter les températures dans les logements, ce qui provoque une augmentation des factures de consommation d’énergie. On compte jusqu’à 20 % de perte, ce qui est considérable.

En calorifugeant vos installations, vous pouvez réaliser une économie substantielle jusqu’à 10 % sur vos factures, ce qui est un atout financier indéniable. Les frais de gaz et d’électricité nécessaires à la production d’eau chaude sanitaire peuvent être divisés par deux.

D’un point de vue environnemental, isoler les réseaux de tuyauteries permet de conserver l’état d’un bâtiment intact, de limiter les rejets de gaz à effet de serre, de se prémunir contre les effets du froid (condensation) et contre les bactéries (légionelles).

Le confort thermique est considérablement amélioré dans chaque habitation.

Comment financer ces travaux d’isolation ?

Dans le cadre des travaux de rénovation énergétique, les opérations d’isolation de réseaux de chauffage et d’eau chaude sont éligibles au dispositif des Certificats d’Economie d’Energie (CEE), mis en place par la loi pour la Transition Énergétique et la Croissance Verte. Le locataire ou le propriétaire bénéficie donc d’une prime allouée par l’État, sous forme de subventions ou de crédits d’impôt, lui permettant de financer tout ou une partie des travaux d’isolation.

Il faut savoir que la majorité des immeubles de plus de 2 ans possédant un chauffage collectif sont susceptibles d’être éligible au dispositif CEE. Il est possible d’être financé à 100 % à condition de remplir certaines conditions :

  • Les travaux d’isolation doivent être confiés à des professionnels qualifiés ayant reçu le label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) qui atteste formellement leurs compétences dans ce domaine.
  • Les matériaux calorifuges doivent répondre à certaines normes techniques.

Il est également possible de bénéficier d’autres aides :

  • Une subvention de l’ANAH (Agence Nationale pour l’Habitat) pouvant aller jusqu’à 20 000€
  • L’éco-prêt à taux zéro
  • Une baisse de la TVA réduite à 5.5 % pour les matériaux d’isolation utilisés.