Le ronflement est un problème qui touche de nombreux Français à l’heure du coucher. Ronfler peut perturber le sommeil ainsi que la respiration. En outre, cela peut affecter la qualité de vie, tant de ceux qui ronflent que de ceux qui dorment avec cette personne. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur le ronflement, ce qui le cause et comment le traiter.

Le ronflement : définition

Le ronflement consiste avant tout, en une gêne de soufflement pendant l’endormissement. Inconsciemment donc, il a pour conséquence un bruit émis par la bouche à l’expiration. Également constaté chez les sujets qui manquent beaucoup de sommeil par privation et dont la fatigue excède, il signifie le relâchement.
Également appelé ronchopathie, on le définit comme banal, sauf lorsqu’il y a identification du syndrome d’apnée du sommeil, SAS. La vigilance s’avère de rigueur. Ceci car le patient a le soufflement coupé pendant plusieurs secondes, jusqu’à inspirer à nouveau. De surcroît, il faut également savoir que pendant l’activité de ronflement, nous dépensons beaucoup d’énergie tout en dormant. Ce qui représente une autre cause de fatigue au réveil. Banale, la ronchopathie n’a pas de signification d’ordre dangereux, tant que le souffle s’effectue normalement. Si des signes de perturbations respiratoires comme l’apnée, on considère les ronfleurs en danger. Alors, il s’avère primordial de l’en avertir afin qu’il consulte le spécialiste au plus tôt. L’importance d’une literie de qualité avec la tête un peu surélevée peut aider à mieux respirer, entre autres, comme les literies de relaxation.

En quoi consiste le phénomène de ronflement ?

Nous ronflons tous, au moins une fois dans notre vie, et particulièrement en vieillissant. Physiologique avant tout, même si bien des causes existent, très variées, le ronflement demeure naturel. Évidemment, nous ne sommes pas forcément prêts à accepter l’affront de la mauvaise nouvelle. Car seuls les autres ronflent puisqu’on ne peut s’entendre pendant son propre sommeil. Il est toujours plus facile d’accuser ceux qui dorment à côté de vous. Mais la vérité est qu’environ la moitié des adultes ronflent, même s’ils n’en sont pas conscients. Beaucoup de gens ne connaissent pas les raisons de ce bruit, qui dans certains cas peut être un véritable cauchemar. Selon la science, le ronflement est dû à la relaxation des muscles au niveau de la bouche et de la gorge. Les voies aériennes se rétrécissent, ce qui rend difficile la circulation de l’air. Le son produit est plus fréquent chez les hommes entre 40 et 60 ans et ne constitue généralement pas quelque chose de sérieux. L’acte de ronronner provoque le risque d’un sommeil plus léger et ne permet pas un repos aussi efficace. En outre, elle peut également avoir des interférences physiques, psychologiques et sociales. Les désagréments provoqués par le ronflement sont nombreux.  

Quels sont les principaux facteurs qui nous poussent à ronfler ?

Il existe plusieurs facteurs qui augmentent la propension à ronfler pendant le sommeil. Certains sont uniquement liés à des problèmes respiratoires. D’autres, à leur tour, découlent d’habitudes qui favorisent une relaxation musculaire excessive.

– L’hérédité : on hériterait d’une ronchopathie dite héréditaire. C’est ainsi qu’on en hériterait et qu’on le transmettrait à nos enfants. Il ne s’agit toutefois que d’une transmission plutôt physiologique. 

– Le surpoids : dans certains cas tels que l’obésité et la surcharge pondérale, on remarque que le surpoids et le fait de bourdonner vont de pair tout comme l’amaigrissement. Effectivement, avec l’espacement des crises, la graisse sous la peau dont celle de la gorge, va être éliminée et l’air va mieux passer par les voies respiratoires.

– L’âge : les tissus se distendent naturellement en vieillissant et favorisent l’émission des bruits en expirant (40% des plus de 50 ans bourdonnent régulièrement et plus généralement les hommes).

– En période de stress où le sommeil se voit perturbé, cela peut générer une somnolence diurne et une fatigue plus aigüe qui peut amener à bourdonner fort en période de relâchement.

– L’alcool et les médicaments. La consommation d’alcool et de médicaments provoque le risque de ronflement et encore plus s’ils sont pris en même temps.

– Les voies respiratoires rétrécies. On constate qu’au niveau du pharynx et du palais, leurs parois et la luette vont vibrer. Ce phénomène va générer des bruits de bourdonnements. Le ronfleur, lui-même, ressent qu’il a eu un sommeil de mauvaise qualité. Aussi, récupère-t-il souvent moins bien et parfois à son insu.

– Soulignons que des personnes qui ont un nez souffrant d’une déviation au niveau de la cloison ou encore des allergies chroniques diverses à longueur d’année, bourdonnent en conséquence.

– Dans quelques cas, avoir une langue assez charnue et/ou des amygdales enflées peuvent générer les sources de ronflements, tout simplement.

Syndrome d’apnées obstructives du sommeil

Le syndrome d’apnée obstructive du sommeil est un trouble aujourd’hui bien connu des médecins et qui peut avoir de sérieuses conséquences sur la santé. C’est un trouble de soufflement lié à l’insomnie. Pendant la veille, la respiration est normale. En revanche, pendant le sommeil, elle est perturbée par des arrêts répétés de plus de 10 secondes pouvant aller jusqu’à une minute voire plus. Le phénomène se déroule alors comme suit : arrêt complet ou partiel du soufflement, silence de plus de 10 secondes, ronflement très bruyant, éveil de quelques secondes, reprise du soufflement puis retour au sommeil. Pour les personnes les plus gravement atteintes, ce cycle peut se répéter plus de 200 fois au cours du sommeil d’une nuit, sans qu’elles ne s’en rendent compte.

C’est le lendemain matin, au réveil, que les patients atteints de ce syndrome se plaignent d’une fatigue intense pour quelques dizaines de minutes. Les symptômes du syndrome d’apnée obstructive du sommeil sont plus ou moins nombreux : insomnie, ronflement très bruyant, pauses respiratoires nombreuses, lever unique ou répété pour uriner, fatigue et maux de tête au réveil, et dans la journée somnolence excessive, troubles cognitifs, troubles du caractère, troubles de l’humeur et troubles de la libido. 4 à 5 % des hommes d’âge moyen sont atteints du syndrome d’apnées obstructives du sommeil, d’autant plus qu’ils sont obèses, et 2 % des femmes après la ménopause. Le syndrome d’’apnées du sommeil se complique très fréquemment d’hypertension artérielle, de maladies coronaires, d’insuffisance cardiaque, d’accidents vasculaires cérébraux et de troubles du rythme cardiaque, d’où sa gravité potentielle.

Pour toutes ces raisons, en cas de doute, il est impératif de prendre rendez-vous chez son praticien, car plus le syndrome d’apnée obstructive du sommeil est décelé tôt, plus il est pris en charge efficacement.

7 façons de prévenir le ronflement

Si vous ronflez, ne désespérez pas. Il existe des moyens d’essayer d’améliorer cette condition. Voici des conseils qui peuvent vous être utiles :

– Dormez en position latérale ou surélevez le haut du lit ;

– Optez pour des repas plus légers au dîner ;

– Réduire la consommation de boissons alcoolisées ;

– Réduire ou arrêter de fumer ;

– Pratiquer régulièrement le sport, dans un but de tonification musculaire ;

– Utilisez des produits décongestionnants nasaux, comme les sprays ;

– Contrôlez votre poids pour votre bien-être et santé.

Diagnostiquer les ronflements

L’interrogatoire est une étape essentielle. Le médecin va rechercher les caractéristiques du ronflement (intensité, fréquence…), son retentissement sur l’entourage (gêne du conjoint, chambre à part) et sur le sujet : fatigue matinale, irritabilité, céphalées, somnolence diurne, apnée du sommeil. L’examen clinique du voile du palais met en évidence la présence de faux piliers ou de piliers postérieurs épaissis à l’origine du rétrécissement de l’oropharynx et de l’engorgement des voies aériennes. Lorsque le spécialiste tente de déclencher le réflexe nauséeux, il observe un élément qui signe le diagnostic : le rapprochement des deux piliers postérieurs et l’abaissement de la luette.

Il est à noter que l’épaississement des piliers postérieurs peut être accompagné d’un épaississement du voile du palais. D’autres anomalies peuvent accroître le ronflement comme une déviation de la cloison nasale, une hypertrophie des cornets, lames osseuses des fosses. Certains examens complémentaires peuvent être demandés comme un électrocardiogramme, une radiographie des poumons, un bilan biologique, les épreuves fonctionnelles respiratoires et l’enregistrement du sommeil pour rechercher des apnées du sommeil.

Les traitements chirurgicaux

Si le ronflement persiste, votre praticien peut vous orienter pour votre santé vers un spécialiste ORL, en vue de réaliser un bilan et de rechercher une cause pouvant bénéficier d’un soin chirurgical, comme une correction de déviation de cloison nasale (septoplastie) ; une ablation des végétations et une amygdalectomie. Une intervention sur le voile du palais par chirurgie, laser, ou par radiofréquence est également possible (selon la cause du ronflement). Cette dernière technique, appelée somnoplastie, offre l’avantage, par rapport à la chirurgie ou au laser, d’être moins invasive (pas d’ablation chirurgicale), d’être un peu moins douloureuse et surtout d’être réalisée sous anesthésie locale et en ambulatoire. 

Traitement du ronflement par l’orthèse d’avancée mandibulaire

À qui s’adresse le traitement par orthèse d’avancée mandibulaire ?

Si vous souffrez de ronflements et/ou de syndrome d’apnée du sommeil léger à modéré, cette alternative mécanique est adaptée. Dans le cas où vous refusez ou tolérez mal le soin par pression positive continue dans le soin de votre apnée du sommeil, l’orthèse d’avancée mandibulaire (OAM) peut convenir. Elle est moins efficace que le soin par PPC et doit être proposée en seconde intention, en cas d’échec du soin du SAOS sévère par PPC.

Comment fonctionne ce soin ?

L’OAM s’apparente à un protège-dents, une gouttière anti-ronflement moulée. Portée la nuit, l’OAM maintient votre mâchoire inférieure et votre langue en avant afin d’augmenter l’espace à l’arrière de votre gorge et compenser le rétrécissement des voies aériennes à l’origine du ronflement. Cette OAM agit donc directement sur la cause du ronflement et est efficace dès les premières nuits. Le dispositif médical se compose de deux parties, l’une ajustable sur le maxillaire supérieur, l’autre sur le maxillaire inférieur. Elles sont reliées entre elles à l’aide d’un petit levier, qui permet d’ajuster l’avancée de la mâchoire inférieure. Les OAM sont des appareils anti-ronflement faits sur-mesure à partir de l’empreinte de votre dentition. L’OAM peut être réalisée sur-mesure par un prothésiste dentaire ou plus simplement, soi-même. Il existe effectivement des dispositifs thermoformables vendus en pharmacie.

Autres traitements efficaces du ronflement

Amélioration de la respiration nasale, une solution simple :

Un bon souffle par le nez est essentielle pour humidifier, réchauffer et filtrer l’air que nous respirons. Les ronflements peuvent dans certains cas provenir du nez. Il est alors important d’améliorer le passage de l’air. Il n’est toutefois pas prouvé que cette amélioration diminue les apnées du sommeil, même si les ronflements diminuent. Il peut-être utile de voir son spécialiste ORL qui pourra envisager une petite intervention pour améliorer le soufflement nasal et diminuer les ronflements. Le spécialiste peut également proposer l’usage d’un dilatateur ou écarteur nasal à insérer dans le nez. Il écarte les narines et réduit la congestion. On obtient une solution efficace en usage combiné avec l’oreiller anti-ronflement. 

Gargarismes, sprays et solutions naturelles contre les ronflements :

Le principe de base de ces produits est de lubrifier la gorge ainsi que de dégager les voies respiratoires par des moyens chimiques ou naturels comme des huiles essentielles. L’efficacité étant limitée, il est conseillé d’utiliser le produit en appui d’un autre soin pour combattre le ronflement dans la nuit.

Masque de pression positive continue (PPC ou CPAP), le traitement de base en cas d’apnée du sommeil sévère :

Pour éviter l’obstruction des voies respiratoires, l’appareil envoie de l’air sous pression dans un masque appliqué sur le nez. Cette poussée est transmise via un petit compresseur qui est relié au masque par un tuyau. L’air agrandit les voies aériennes et empêche ainsi l’engorgement. Ce produit est reconnu comme la plus efficace en cas d’apnée du sommeil sévère. L’amélioration du confort pour les patients qui utilisent ce soin est étudiée et un mini CPAP de voyage et un oreiller de CPAP très pratique qui évite les fuites d’air bruyantes sont proposés.

Quand faut-il consulter un médecin ?

Bien qu’elles ne soient pas très courantes, il existe certaines situations où il est conseillé de demander une aide médicale. Le ronflement pendant la nuit n’est pas un drame, mais vous devez être vigilant et consulter des médecins pour un traitement si cela devient un inconvénient majeur. Dans de nombreux cas, les ronflements n’ont pas de conséquences sur la santé, c’est du passage. Mais ils peuvent être une source d’inconfort pour les autres (notamment pour le conjoint) et gêner leur sommeil. Dans d’autres cas, ils peuvent s’accompagner d’apnées du sommeil et impacter le sommeil et la vie quotidienne des ronfleurs (fatigue, somnolence, troubles cardiaques, hypertension artérielle).

Il convient donc de consulter un spécialiste :

– Si les ronflements gènent la qualité de votre sommeil ;

– Si vous ne vous sentez pas reposé au réveil et que la fatigue s’accentue dans la journée ;

– Si vous somnolez dans la journée ;

– Si les ronflements sont associés à des troubles de la mémoire et de la concentration, à des maux de tête, une irritabilité et de l’anxiété ou encore à une baisse de la libido ;

– Si les ronflements entraînent des problèmes relationnels entre vous et votre conjoint.