Les « prémices » du Cabaret sont originaires du relâchement des mœurs du Directoire, suite à la Révolution française, dans le quartier du Palais Royal, où chaque établissement était spécialiste dans son numéro de scène, des archives relatent qu’au « Sorcier Musicien » on y jouait du tambourin, du flageolet, de la harpe et des castagnettes, la « Femme à Barbe », on imagine le numéro, et l’ « Espagnol » buvait de l’huile bouillante !

Chaque spectacle commence et se termine par des chansons.

La Belle Epoque est le berceau français du Cabaret, où il est possible pour les riches comme pour les ouvriers d’assister à des cafés-concerts. Le cabaret anglais naquit en 1848, au Canterbury Hall, jour où les femmes furent acceptées dans un « pub » londonien.

On peut retenir comme cabarets illustres : l’« Eldorado », édifié en six mois par l’architecte Charles Duval à la place du manège Pellier, il fut inauguré le 30 décembre 1858, cependant jugé trop luxueux, il connut une première faillite avant d’être transformé en 1862 par son nouveau directeur, Lorge, en ce qui deviendra le café-concert le plus célèbre de Paris pendant plus de 60 ans.

L’«Eldorado» était si réputé, qu’il était devenu l’endroit incontournable des lancements de carrières des futures vedettes.

En 1869, dans le IX ème arrondissement, nos fameuses « Folies Bergère » ouvrent leurs portes dans un bâtiment construit comme une maison d’opéra par l’architecte Plumeret sous le nom de « Folies Trévise » Elles prendront le nom de « Folies Bergère » le 13 septembre 1872. Comme dans beaucoup de cafés-concerts, des chanteurs, des danseurs, des jongleurs et des clowns… s’y produisaient sur scène. On y voyait des personnages sensationnels (comme la famille Birmane, dont tous les membres portaient une barbe). Le cabaret proposait aussi des numéros de cirque qui épataient les spectateurs, attirés surtout par le danger (en effet, il arrivait que les lions tuent le dompteur). Mais la scène n’était pas le seul divertissement. Les clients qui ne regardaient pas le spectacle se baladaient, rencontraient des amis, voir des prostituées.

Le Chat Noir est le deuxième cabaret qui vit le jour sur la Butte Montmartre en novembre 1881 par Rodolphe Salis, qui fut également à l’origine de la revue hebdomadaire du même nom.

Situé au pied de la butte Montmartre au 85 boulevard de Rochechouart, le cabaret du Chat-Noir fut l’un des grands lieux de rencontre du TOUT-PARIS et le symbole de la Bohème à la fin du XIX ème siècle.

La Butte Montmartre devint dès lors LE quartier du café concert.

Au début du XX ème siècle, à l’approche de la Première Guerre mondiale, les prix ont augmenté et le cabaret est devenu ainsi réservé aux plus riches.

Aujourd’hui, nos plus prestigieux cabarets parisiens se prénomment « le Lido », « le Moulin Rouge », le « Paradis Latin » ou encore le « Crazy Horse ».