J’ai eu la chance de rencontrer une dessinatrice. Elle s’appelle Olivia HAGIMONT.

Retenez bien ce prénom et ce nom, ou prenez la peine de retenir le titre de son livre DODUE (c’est facile à retenir).

Lisez-le, c’est beaucoup plus important qu’il n’y paraît.

Pour ceux qui ne sont pas trop « lecture » ça prendra juste une heure de votre temps mais… attention ! Pas avant de dormir car vous ne trouverez pas le sommeil, ce bouquin fait vraiment réfléchir.

En lisant ce livre, j’ai reçu une bonne leçon sur le physique, une « gentille claque » et une réelle remise en question que je vais vous expliquer.

Je suis la petite dernière d’une fratrie de 3 filles. Depuis que je suis petite, on m’a toujours dit que j’étais jolie. Je l’entendais de la bouche de ma mère, mon père, mes deux grandes sœurs, les amis de mes parents ou les amies de mes sœurs, que ce soit à mes 15 ans, à mes 20 ans ou à mes 30 ans, c’est le même discours : tu es belle !

A l’école pareil, que ce soit les garçons ou les copines, j’étais classée dans les belles et le pire, c’est que je n’ai jamais rien fait pour que ça arrive.

Voilà le problème… la « classe », ouf ! J’étais dans la « bonne classe physique »… et jusqu’à aujourd’hui je le suis mais… sans voir que ce n’est pas la même chose pour tout le monde.

La première fois que j’ai montré du doigt une personne différente, ma mère m’a claqué la main et m’a sévèrement tiré les cheveux parce que :

1- ce n’est pas beau de montrer du doigt

2- c’est moche de se moquer des gens qui ne nous ressemblent pas

Depuis, j’ai pour habitude de ne pas juger les gens. Mes ami(e)s sont gros, maigres, grands, minces, petits et à mes yeux ils sont beaux. Oui, je n’ai rien à me reprocher, je suis facile à vivre pour eux, qu’ils soient gros ou maigres je les ai choisi en tant qu’ami. Je m’en fiche de leurs physiques parce que sur le sujet je ne suis pas très forte au final. Moi, je ne les attaque pas sur leurs physiques, puis quand ils me disent qu’ils se sentent mal dans leur peau, je relativise, je minimise, « le physique ce n’est pas important » dis-je, mademoiselle la belle ! Mes amis sont à l’aise avec moi car je m’en fou de leur physique mais ce n’est peut-être pas le cas dans leur vie de tous les jours, et moi je tiens un discours classique pour les rassurer.

N’est-ce pas vivre dans le déni car je ne me sens pas concernée au final ?

Il a fallu que je lise ce livre pour comprendre qu’aujourd’hui en 2013, il y a des gens mal dans leurs peaux parce qu’ils ne se sentent pas conforme à une image. Peu importe quelle image, car face aux regards des gens ils se sentent mal dans leur peau. Je ne me suis jamais réellement posée des questions sur mon physique. Comme tout le monde j’ai des complexes, je n’aime pas mes jambes et surtout je déteste mes mollets mais ce sont les miens et paradoxalement, je ne veux pas les changer.

Seulement, ce n’est pas permis à tout le monde d’avoir le droit de se dire c’est mon corps, je l’aime.

Un exemple ?

Dans les faits divers, j’ai lu qu’un jeune adolescent s’est suicidé car il se faisait harceler à l’école parce qu’il était roux. Il n’était pas dans la « bonne classe ». J’ai envi de poser une question horrible : Est-ce que ce que ce jeune homme aurait dû se teindre les cheveux pour avoir la paix ?

La réponse : Mais, non ! Sa couleur de cheveux c’était juste son patrimoine génétique, tout comme mon corps que j’accepte car il correspond à mon histoire.

Pourquoi est-ce aussi difficile de s’accepter ?

Oui, il y a le regard des gens, oui il y a les magasines, oui la télé !

Mais heureusement, qu’il existe dans notre société des gens assez sensibles et intelligents pour écrire un livre comme DODUE et c’est ce type de livre qui fait du bien.

Je vous rassure, le ton est beaucoup plus drôle que mon post et le message beaucoup mieux expliqué.

Si ce n’est pas donné à tout le monde de comprendre qu’on a le droit d’aimer notre physique quel qu’il soit, si nos professeurs n’ont pas les moyens de faire passer ce message, pour plusieurs raisons, je pense sincèrement, que la manière la plus simple serait de proposer ce livre à l’éducation nationale et qu’il soit dans le programme.

Achetez-le, offrez-le aux gens de votre entourage et quand vous l’ouvrirez vous ne serez pas déçu, car toutes ces illustrations sont un pure régale!

C’est un livre sincère qui vous ouvre les yeux.